Préjugé de la semaine : Le scoutisme est une école de vie un peu dépassée... Le monde a changé..."

Publié le par Alexandre Patriac

Cette rubrique que vous retrouverez chaque semaine vise à faire la lumière sur des préjugés que vous pouvez avoir sur la religion chrétienne.
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Le préjugé de la semaine :
« Le scoutisme est une école de vie un peu dépassée... Le monde a changé... »

Notre réponse :
Nous vous proposons de lire le dernier engagement qu'un scout a l'occasion de prendre vers l'âge de 20-25 ans. Cet engagement s'appelle le « Départ Routier ».
Jugez par vous-même de la « modernité » de ce texte :
« A l’appel de son nom, le routier s’avance à trois pas du chef de clan.
Le C.C. dit : — N..., tu vas prendre ton Départ. Tu veux mener ta vie à la manière et dans l’esprit des routiers. Avant de recevoir ton engagement devant notre communauté, je vais te rappeler les principales
exigences de la Route. As-tu compris que pour justifier l’espérance que Dieu a mise en toi, tu dois t’imposer
une discipline de vie ?
Le routier : — Oui.
Le C.C. : — Veux-tu n’être esclave ni de tes caprices ni de ton confort et avoir toute ta vie une âme de pauvre ?
Le routier : — Oui.
Le C.C. : — As-tu compris, par notre amour de la nature et du camp, qu’un routier ne se paie pas de mots ? Promets-tu de conformer tes actes et tes pensées aux exigences du réel ?
Le routier : — Je le promets.
Le C.C. : — As-tu compris, par la communion à la joie et à la peine des hommes que nous recherchons dans nos entreprises et dans nos services, que la vie est à prendre au sérieux, que tout acte d’un routier compte et engage ?
Le routier : — Oui.
Le C.C. : — As-tu compris, à travers nos activités, qu’un routier a l’amour passionné de la vérité, qu’il ne se contente pas d’à-peu-près, ou de la possession tranquille des vérités toutes faites ? Veux-tu, en toutes choses, rechercher humblement la vérité et librement la servir, sans écraser autrui sous le poids de ta découverte ? »
Le routier : — Je le veux.
Le C.C. : — As-tu compris, à travers l’amitié fraternelle et les rencontres que tu fais chaque jour, que tout homme est un être unique, et que dans les plus disgraciés comme dans les plus obscurs, luit une étincelle
divine qui mérite ton amour ? Es-tu prêt à ne mépriser personne, à t’entretenir fraternellement avec chacun, à apprendre de tous ?
Le routier : — Oui.
Le C.C. : — As-tu compris, à travers tes défaillances, que tu n’as pas à condamner les hommes, mais que tu leur dois la bienveillance que Dieu Lui-même te prodigue ?
Promets-tu de rechercher dans les autres, pour la gloire de Dieu, ce qu’ils ont de bon, et de les aimer, pour son amour, avec leurs défauts et leurs imperfections ?
Le routier : — Oui.
Le C.C. : — Enfin, es-tu décidé, autant que tu le pourras, à t’engager dans une vocation au service de Dieu et de tes frères les hommes ?
Le routier : — Oui.
Le routier s’avance à un pas du chef de clan et l’aumônier et pose son sac devant le chef de clan.
Le C.C. : — Que Dieu te donne la grâce de persévérer dans ton engagement. Que le péché, les désillusions, l’argent et les honneurs n’émoussent pas ta vocation. Que grâce à Dieu, tu restes toujours jeune !
Le routier : — Je sais que la grandeur de l’homme est la fidélité. Connaissant ma faiblesse, je demande
à Dieu sa grâce et m’engage à vivre en routier.
Le C.C. : — Sois routier en marche dans la communauté des hommes."

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