Préjugé de la semaine : à propos du "péché originel"

Publié le par Alexandre Patriac

Cette rubrique que vous retrouverez chaque semaine vise à faire la lumière sur des préjugés que vous pouvez avoir sur la religion chrétienne.
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Le préjugé de la semaine :
« Le "péché originel" de la Bible, il n'aurait quand même pas pu l'éviter le "Dieu tout-puissant" ? »

Notre réponse :
Réponse de François Varillon, dans le livre "Joie de croire, joie de vivre" :
« La faute, c'est-à-dire l'obéissance à la force de pesanteur, est liée à l'éveil de la conscience morale, lorsque l'homme se rend compte qu'il est un être différent des autres et qu'à ce titre, il a le devoir de construire sa liberté en prenant appui sur ses conditionnements. Dieu demande à l'homme de se réaliser lui-même en tendant vers Dieu, en choisissant Dieu pour centre. Le péché originel, c'est l'homme, c'est tout homme qui choisit de se réaliser lui-même en se bouchant les oreilles pour ne pas entendre l'appel de Dieu à se créer lui-même, c'est l'homme qui choisit la servitude facile plutôt que la dure exigence de liberté.
Voilà ce qu'est la faute originelle : il ne s'agit pas d'une origine chronologique mais il s'agit de l'origine de la nature humaine, de la racine même de l'existence. C'est pourquoi le péché originel est impensable indépendamment de la vocation de l'homme à être divinisé. »

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loo 17/12/2008 07:13

Voir aussi Spinoza : l'homme n'a pas saisi le caractère informatif et utile de la parôle divine, et l'a perçue comme injonction / ordre. La pomme, plutôt qu'entrer en composition avec la nature humaine, entre dans un rapport de décomposition (mauvais pour l'homme).
C'est l'erreur qui pousse l'homme au péché originel.