Echo du synode des évèques pour l'Afrique

Publié le par CCIT

Le synode se tient du 4 au 25 octobre, sur le thème : « Justice, réconciliation et paix en Afrique ». La concomitance du synode pour l’Afrique avec le message de la Journée Mondiale des Missions dont le thème est : « Dieu aime le bon droit et la justice, la terre est remplie de son amour » (Ps 32) suscite un regard sur l’Eglise qui est en Afrique. Ce continent, qui selon les propos du Pape Jean-Palu II « aime la vie mais cultive la guerre », nous donne à réfléchir davantage sur l’engagement des chrétiens au sein de nos sociétés de plus en plus sécularisées et bouleversées par la dictature de l’avoir et du pouvoir, aspirations ou tendances qui sont souvent source de conflits de tous genres.

Les pères synodaux auront à affronter, entre autres, la question liée au rapport de sens entre « exister » et « témoigner » dans la problématique des besoins essentiels à laquelle sont confrontés les chrétiens en Afrique, tant au niveau culturel qu’économique. Ils pourront peut-être trouver réponse à cette question importante à partir de message du Pape Benoît XVI à l’occasion de la semaine des Missions : « J’invite en même temps tous les catholiques à donner un signe crédible de communion entre les Eglises par une aide économique, spécialement dans la phase de crise que traverse l’humanité, pour mettre les jeunes Eglises locales en condition d’éclairer les gens par l’Evangile de la charité ».

Ce synode est un kairos, c’est à dire un moment favorable pour l’Eglise de tenir un discours courageux et prophétique sur les situations critiques de violence, de guerre et de violation des droits de l’Homme en Afrique. Mais on peut regretter, comme l’a constaté un des participants de la rencontre, « des situations d’injustice » au sein même de l’Eglise… Les discussions se sont poursuivies sur le sens du mot « inculturation » : les questions oubliées des linéamenta telles que : la relation avec l’Islam, les droits culturels et l’inculturation, la question de la sorcellerie,…

En conclusion, nous pouvons retenir, de l’avis des participants, que la CONVERSION de tous, reste à poursuivre après l’action des premiers missionnaires. Puisse ce synode être aussi un kairos, c’est à dire une occasion pour l’Eglise d’Afrique de se RENOUVELER.

 

Père Félicien Guessé, Père Michel Kouam.

Publié dans Actu de l'Eglise

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article