Face à l’esclavage...

Publié le par CCIT

     L’Union internationale des supérieures majeures tient cette semaine un congrès à Rome sur la traite des personnes et les nouvelles formes d’esclavage.

     «La traite des femmes et des enfants ? Elle se déroule sous nos yeux, dans notre rue, dans notre quartier, derrière notre maison. » Sœur Bernadette Sangma, Fille de Marie auxiliatrice (salésienne), ne mâche pas ses mots : « C’est un esclavage moderne en croissance constante, dont les principaux responsables sont des organisations criminelles, qui souvent agissent avec la complicité des autorités locales ou politiques. »

     Depuis plusieurs années déjà, les religieuses, de manière individuelle ou à travers leurs congrégations, se mobilisent contre ce phénomène. « En 2001, 800 responsables de communautés de religieuses du monde entier ont décidé de placer la lutte contre le trafic humain moderne au rang de leurs grandes priorités », rappelle Sœur Victoria Gonzales, secrétaire générale de l’Union internationale des supérieures générales (UISG), qui rassemble l’ensemble des congrégations féminines apostoliques. La plupart d’entre elles se sont ainsi dotées d’une commission « trafic humain » et ont une action importante sur le terrain.

     Le phénomène est particulièrement complexe et mondialisé, car il ne connaît pas les frontières. De la prostitution organisée au travail domestique, en passant par le trafic d’organes, on estime, selon Stefano Volpicelli, de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), que sont concernés 2,5 millions de personnes, femmes et enfants. Depuis la convention de Palerme en 2000, la définition en est désormais précise et admise internationalement (lire ci-dessous), ce qui permet de qualifier de criminelles les personnes qui en vivent.

                                                                   Extrait de "La Croix" (14/06/09)

Publié dans Actu de l'Eglise

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